Powernap – Oreosmith

Powernap GroupeHugo Mudie est le chanteur du défunt groupe punk québécois The Sainte-Catherines qui a obtenu non seulement du succès chez nous, mais un peu partout dans le monde dans le début des années 2000. Le groupe a même lancé leur album «Dancing for Decadence» sur Fat Wreck Chords, la célèbre étiquette de disques de Fat Mike, le chanteur de NOFX. 

Outre The Sainte-Catherines, Hugo Mudie a travaillé sur plusieurs autres projets, entre autres le groupe country-folk Yesterday’s Ring et plus récemment le groupe Miracles.

C’est en mars 2014 qu’on a commencé à entendre parler d’un nouveau projet de Hugo Mudie appelé Powernap. Il y a fallu attendre pas loin d’un an avant de pouvoir enfin mettre la main sur le premier EP du groupe : «Oreosmith».

OreosmithEn écoutant ce court EP de 6 chansons, la première chose qui frappe est le style musical. On nous avait prévenus que le style de Powernap était plus du côté «power pop» que «punk rock», donc je savais à quoi m’attendre ; ou plutôt à quoi ne pas m’attendre. Je savais déjà que ce nouveau groupe ne serait pas un copier-coller de The Sainte-Catherines. Non, ce qui m’a agréablement surpris à la première écoute, c’est que Powernap jouait sur «Oreosmith» un style de «punk mélodique» très ressemblant du style que jouait Alkaline Trio dans le bon vieux temps. Malgré le style musique un peu emprunté, on reconnaît instantanément la signature de Hugo Mudie, c'est-à-dire sa voix unique.

«Oreosmith» s’ouvre sur la chanson Beautiful Day, qui ressemble un peu à ce que faisait The Sainte-Catherines. Comme si Powernap ne voulait pas trop nous brusquer en commençant. Ensuite vient Working for the Weekend, un peu plus lente et douce. On commence à sentir qu’on s’en va ailleurs.

Le point culminant de ce EP est à mon avis la troisième chanson : Live Slow, Die Whenever. Plus j’écoute cette chanson et plus j’ai le goût d’y aller d’une comparaison audacieuse : on dirait du «Bon Jovi des temps nouveaux»! J’imagine très bien des jeunes de la présente génération chanter à l’unisson les paroles de «Live Slow, Die Whenever» de la même façon que ceux des générations passées chantaient «Livin’ on a Prayer».

 

Les paroles de Powernap sont universelles et rassembleuses, car elles évoquent le romantisme ; pas les petites histoires d’amour et de coeurs brisés, mais le vrai romantisme avec un «R» majuscule. Les chansons nous parlent de la vie, du temps qui passe, des échecs, des rêves ; du quotidien, quoi! Mais le tout de façon très poétique sous la plume de Hugo Mudie. On pourrait appeler ça du «punk introspectif», un peu à l’image de ce que faisait le groupe The Weakerthans.

Si on continue notre survol de l’album, on retrouve ensuite la chanson plus rapide Girls from Bars suivi d’un autre joyau : la superbe balade Jewelry.

 

Malheureusement, c’est déjà la dernière chanson. «Oreosmith» se termine un peu de la même façon qu’il a commencé : par une pièce qui rappelle The Sainte-Catherines : I’ll Resist. Si vous aimez les gardiens de but qui «pètent les plombs», vous allez adorer le vidéoclip.

 

En résumé

Hugo Mudie est un artiste qui a la touche pour faire couronner chacun de ses projets de succès. Powernap ne fait pas exception à la règle, car le premier EP «Oreosmith» vaut vraiment le détour. Plus facile d’accès que la musique de The Sainte-Catherines pouvait l’être, «Oreosmith» va plaire à un plus large public. Les amateurs de punk-rock y trouveront leur compte et ceux qui s’ennuient du vieux son de Alkaline Trio seront ravis par ce EP.

Je donne à «Oreosmith» du groupe Powernap la note de «Très Bon Stock». Un très bon premier EP qui vous fera tomber à genoux en suppliant d'en avoir plus. En espérant que le groupe ne nous fera pas languir trop longtemps avant de nous offrir un album complet.

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