Jack White est selon moi le meilleur artiste de l’année 2014, du moins celui qui a travaillé le plus fort pour la cause de la musique rock. Il a sorti son deuxième album solo, il a participé à l’album «A Letter Home» de Neil Young, il a produit l’album de Olivia Jean et il est parti en tournée à travers le monde. Il a même, au passage, battu le record de vitesse pour endisquer une chanson.

Mais pour l’instant, nous allons nous concentrer sur le deuxième album solo de Jack White : Lazaretto. Dès l’annonce que ce très attendu disque allait sortir cette année, je me doutais bien qu’il allait faire partir de mon top 10, mais à quelle position ? Une partie de la réponse est arrivée très tôt cette année, le premier avril pour être exact. C’est à cette date que Jack White a présenté au monde High Ball Stepper, le premier extrait de son deuxième album solo.

 

Après avoir écouté cette chanson, c’était définitif que l’album Lazaretto devait se retrouver dans les trois premières places de mon top 3. C’était irrévocable, et ce, après avoir écouté une seule chanson, une seule fois. 2014 n’était âgée que de trois mois et j’avais déjà trouvé ma chanson préférée de l’année.

High Ball Stepper est une pièce instrumentale. Je tiens à le préciser, car c’est assez étonnant que ma meilleure chanson de l’année n’aille même pas de parole. Ça en dit long par contre sur la qualité de la musique : une symphonie de composé d’un enchaînement de solos de guitare accompagné par Lillie Mae Rische au violon. C’est de la pure poésie signée Jack White. High Ball Stepper peut facilement faire compétition à Ball and Biscuit de The White Stripes.

Si on résume, on est en avril 2014 et je n’ai écouté qu’une seule chanson de Lazaretto, mais je suis prêt à classer l’album parmi les meilleurs de l’année. J’allais donc devoir attendre jusqu’en juin avant de pouvoir entendre le reste de l’album et par le fait même confirmer cette prophétie.

Un peu avant la sortie de l’album, Jack White nous a enfin dévoilé Lazaretto, la pièce-titre de son album. À la première écoute, j’ai aimé la chanson, mais elle était à mon avis très inférieure à High Ball Stepper. Beaucoup moins audacieuse et un peu trop collée à ce que Jack White a fait par le passé. Mais il reste que «inférieure à High Ball Stepper», ça reste d’une très bonne qualité quand même.

 

J’ai donc attendu que mon fameux «Ultra-LP» arrive par la poste avant d’entendre enfin le reste de l’album et pouvoir répondre à cette question qui me rongeait de l’intérieur : «Est-ce que Lazaretto sera le meilleur album de l’année 2014 ?».

Je vais être franc avec vous : après avoir entendu les premières mesures de la première chanson, Three Women, j’étais déjà prêt à couronner l’album en première place de mon top 10. Mais j’ai quand même écouté le disque au complet ; rigueur journalistique oblige.

En écoutant Lazaretto, ou pour être plus exact, en dévorant Lazaretto, j’ai tiré ceux deux conclusions :

Jack White a finalement pris son envol sur son deuxième album solo. Je ne l’ai pas senti encore attaché à son passé avec The White Stripes. Et je n’ai pas perçu qu’il se sentait contraint à rendre un hommage à ses racines musicales comme il l’avait fait sur Blunderbuss, son premier album solo.

Non, Jack White est en contrôle sur Lazaretto et ça s’entend. Il s’est entouré de musiciens exceptionnels qui sont capables de le suivre et le résultat est magnifique. L’album est brillant sur toute sa longueur. La plupart des chansons sont très audacieuses et les autres qui sont plus traditionnelles renferment assez d’éléments nouveaux pour qu’elles se glissent bien au travers des autres.

Un bel exemple d’audace est la chanson «Would You Fight For My Love». La pièce est séparée en deux mouvements avec une chanteuse d’opéra qui fait office de choriste. Très audacieux et j’aime ça comme ça.

 

En résumé, si vous avez déjà en votre possession l’album Lazaretto de Jack White, j’espère de tout coeur que vous l’avez apprécié autant que moi. Si vous ne l’avez pas encore écouté, je vous conseille fortement de vous le procurer, et ce, pour les deux raisons suivantes. Premièrement, c’est un excellent album, pour ne pas dire un album parfait, car sa grande diversité et sa qualité optimale plairont à presque tous les amateurs de bonne musique, tout genre confondu. Deuxièmement, j’ai vu le disque dans certains magasins en vente à un prix dérisoire. Alors ce n’est pas un gros risque que vous prendrez en donnant une chance à Jack White.

J’accorde donc à l’album Lazaretto de Jack White la plus haute note de «BonStock d’Or» et il trône avec raison au sommet de mon palmarès des meilleurs albums de 2014.

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