C’est très égoïste, je sais, mais intérieurement, je souhaitais que le groupe The Black Keys ne change jamais de style. À leurs modestes débuts, le duo avait trouvé la bonne dose de rock à ajouter au blues pour faire découvrir aux incultes comme moi toute la beauté de cette musique tellement prisée par nos voisins du sud.

Mais on ne peut demander à un groupe de ne pas évoluer. Ce serait comme demander à nos enfants de ne pas vieillir. Si je continue sur cette lancée, je dirais que l’album Brothers de The Black Keys est comme leur passage à l’âge adulte. Le moment où il a affirmé son identité et qu’il a quitté la maison pour conquérir le monde. Chose qu’il a faite.

Je dois quand même dire que c’est n’est pas une grande surprise. Depuis Attack and Release paru en 2008, on a senti que la valeur de production de leur musique augmentait de façon exponentielle d’un album à l’autre. Et elle augmentait au détriment du son «garage» qui était si on peut dire la carte de visite de The Black Keys.

C’est avec cette attitude que j’ai décidé d’entamer Turn Blue, le dernier album de The Black Keys. J’ai essayé d’oublier le nom du groupe écrit sur la pochette pour le temps que durerait disque et de me concentrer sur la musique.

Dès les premières notes, on reconnaît très bien la touche magique de Dan Auerbach à la guitare. La première chanson, Weight of Love, est une démonstration géniale de son grand talent.

Après, tout s’enchaîne merveilleusement bien. Les chansons se suivent et s’imbriquent les unes dans les autres pour former un album assez solide pour qu’à aucun moment on n’aille envie de maudire le groupe d’avoir abandonné leur ancien son. Même le single Fever, que je n’ai pas aimé à sa sortie, est bien à sa place sur l’album.

 

Le disque contient plusieurs très bonnes chansons, mais j’aimerais attirer votre attention sur les trois suivantes. In Time, It’s Up to You Now et Gotta Get Away.

In Time

 

 

Cette chanson me rappelle vaguement la musique de Dr John, un célèbre musicien avec qui Dan Auerbach a déjà travaillé. La richesse des arrangements de cette pièce au début de l’album a tout de suite piqué ma curiosité et m’a ouvert l’appétit pour la suite.

 

It’s Up to You Now

 

 

Cette chanson est probablement celle qui nous rappelle le plus l’ancien son de The Black Keys. Un peu comme un cadeau à tous les vieux fans …

 

Gotta Get Away

 

 

Définitivement votre chanson officielle de l’été 2014!

Conclusion

En résumé, Turn Blue n’est pas un bon album de The Black Keys car il ne ressemble pas beaucoup aux albums de blues-rock qui a rendu le groupe célèbre. Mais si on arrête de s’attacher au passé et qu’on l’écoute en gardant l’esprit ouvert, on découvre qu’un mauvais album des Black Keys, ça demeure quand même un très bon album.

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