J’aurais aimé commencé ce texte en mentionnant que «Lost in Alphaville» n’est pas un album ordinaire ; que c’est plutôt … une expérience. J’aurais aimé le faire, mais je ne le ferai pas car j’ai toujours cru que les seules personnes qui élevaient la musique au rang d’expérience étaient les amateurs de Pink Floyd avec un léger penchant pour les substances psychotropes.

Comme je suis ni un amateur de Pink Floyd, ni de substances hallucinogènes, je vais m’abstenir de comparer le dernier album du groupe The Rentals à une expérience. Mais je ne retiendrai pas par contre de vous dire de «Lost in Alphaville» est un album hors du commun.

The Rentals ?

The Rentals est un projet lancé en 1995 par Matt Sharp, le premier bassiste du groupe Weezer. Après le succès connu par le «Blue Album», il décide de fonder un nouveau groupe et c’est ainsi qu’est né The Rentals.

Si vous vous demandez «C’est quoi ce groupe-là ?», vous êtes normaux. The Rentals est un groupe qui n’a pas bénéficié d’une grande couverture médiatique au cours de leur carrière. Actif depuis près de 20 ans, The Rentals a été promu au rang de groupe culte avec leur premier album «The Return of the Rentals» en grande partie grâce à leur succès Friend of P.

Un troisième album en 20 ans ?

«Lost in Alphaville» est le troisième album du groupe en 20 ans d'existence. C’est un facteur qui a contribué grandement à bâtir mon enthousiasme pour cet album. Ensuite, le fait que The Rentals ait choisi l’étiquette Polyvinyl Records (Japandroids, Stagnant Pools, White Reaper, Their / The’re / There, etc.) a été assez pour que je déclare haut et fort que cet album allait être excellent.

Et puis ?

Hey bien toute mon excitation à propos du nouvel album de The Rentals était bien justifiée. Après la première écoute de «Lost in Alphaville», je n’avais qu’une seule envie : le réécouter. Chose que j’ai faite. Et étrangement, c’est un des rares albums que j’écoute d’un couvert à l’autre à deux reprises.

La raison est simple. «Lost in Alphaville» est un album qui coule si bien que je ne le considère pas comme un assemblage de plusieurs chansons mais plutôt comme un merveilleux tout. J’ai pris tellement de plaisir à écouter cet album que j’ai oublié de l’analyser. J’ai simplement laissé la musique m’hypnotiser et comme de disque ne contient aucun temps mort, je me suis «réveillé» qu’à la fin quand l’album se termine.

Après la première écoute, j’étais convaincu d’avoir définitivement avoir vécu un moment magique, mais je ne pouvais pas dire pourquoi. C’est là la pertinence de la deuxième écoute. Alors, j’ai recommencé «Lost in Alphaville» en pleine possession de mes moyens, papier et crayon à la main, en espérant mettre des mots sur les merveilleuses sensations que la musique me faisait ressentir.

Le résultat : j’ai été incapable de vulgariser pourquoi j’aime autant cet album. Je peux simplement vous dire que vous devrez l’essayer par vous même.

Mais encore ?

Puisque «Lost in Alphaville» est un merveilleux tout et qu’il soit vraiment difficile d’isoler les chansons individuellement, j’aurais aimé vous dire d’aller vous procurer l’album sans mettre aucun extrait dans mon texte, par peur de manquer de respect aux autres chansons. Mais pour satisfaire votre curiosité et pour appuyer mes propos, voici donc trois pièces que je trouve intéressantes ; mais je tiens à préciser que ce ne sont ni les meilleures de l’album, ni mes favorites.

 

1000 Seasons

 

Cette chanson est une des plus rythmées de l’album. Elle démontre bien que Matt Sharp c’est entouré de magnifiques voix féminines pour ajouter de la profondeur à sa musique.

 

Thought of Sound

 

Cette pièce-ci est rappelle plus le son original de The Rentals avec la forte présence du synthétiseur.

 

Damaris

 

1000 Seasons et Thought of Sound sont des pièces plus «traditionnelles». Damaris est une chanson qui sort du lot avec sa profondeur et ses nombreux mouvements.

 

Donc ?

«Lost in Alphaville» est un album merveilleux. C’est presque une expérience … j’ai dit «presque»! Sérieusement, la musique de The Rentals s’écoute bien en toute occasion mais sans être de la musique simplement d’ambiance.

Si vous avez aimé les premiers albums de Weezer ou si vous aimez la musique simple mais complexe à la fois, vous allez aimer «Lost in Alphaville».

Je donne à «Lost in Alphaville» du groupe The Rentals la note de «BonStock d’Or» car cet album marquera le passage du groupe à l’ère moderne. The Rentals n’est plus qu’un groupe culte qui a marqué l’imaginaire de quelques jeunes désabusés dans les années 90. Matt Sharp et sa bande sont de retour et c’est pour notre bien à tous!

«Lost in Alphaville» se retrouve au #3 de mon top 10 des meilleurs albums de 2014.

 

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